J-4. Dans 4 jours, on quitte le continent Sud-Américain. Retour à la vrai vie nous dit-on. La vrai vie ? On se dit surtout que ça fait 5 mois qu’on la vie pleinement notre vrai vie… Mais ça sera un autre sujet. Pour l’instant on est toujours en voyage et on compte bien profiter de nos derniers jours en Colombie !

On a eu la chance de visiter Rio de Janeiro, Buenos Aires, Valparaiso, La Paz, Lima… Restait plus que la décriée Bogota. Elle jouit d’une réputation sulfureuse, dangereuse, fade et sans saveurs. En fait, on en avait entendu des tonnes sur Bogota, sur la Colombie, sur la Bolivie, le Pérou ; sur l’Amérique du Sud en général. On peut dire sans sourciller que ces réputations sont injustifiées. Du coup, c’est sans craintes que l’on s’est rendus à Bogota pour nos derniers jours de voyage.

Bogota est une capitale extrêmement vivante, extrêmement inégalitaire aussi. C’est là où les plus pauvres côtoient les plus riches… Ou plutôt se divisent la ville entre le Nord et le Sud sans jamais se croiser. Ni dans la rue, ni dans les écoles, ni dans les bars, ou autres lieux de vie et de partage qui sont clivés, divisés selon des codes et des dictats qui font penser à des castes.
C’est aussi une ville qui a du charme, du potentiel, des points d’intérêts, des bonnes idées aussi ! Le dimanche, les principaux axes routiers de Bogota sont interdits aux véhicules. Les bogotanais en profitent pour explorer la ville en bicyclettes, les chalands pour installer sur la Carrera 7 pour vendre des fruits frais (maracuja, tu me manques), des arepas (galettes de maïs et au fromage pour nous) et autres délices. Il y a des braderies, des Mikaël Jackson ou Elvis, des vendeurs à la sauvette, des chanteurs, des danseurs. Il y a de la vie quoi ! Et des courses de cochons d’inde… Et ça, c’était GENIAL !
Le but du jeu : Les 3 cochons d’inde hautement qualifiés et triés sur le volets se tiennent sur la ligne de départ fictive (et ils ne bougent pas !). 15 mètres plus bas se trouvent une dizaine de bassines numérotées et retournées avec une petite niche sculptée sur chacune pour qu’ils puissent s’y réfugier. Les colombiens parient (et ils adorent ça) sur la bassine qui sera l’Elue. Quand le coach de cochons d’inde dit GO, un des trois cochons d’inde se précipite vers les bassines… fait durer le suspens… encore… les parieurs sont comme des dingues… et bim il file dans une des bassine. C’est complètement fou. On a adoré. On devrait se lancer dans l’élevage de cochons d’inde… Entre la Colombie qui en fait des bêtes de courses et le Pérou qui les mange à la broche, le commerce sera florissant.

Plus classico-classique, les musées sont gratuits le dimanche (big up au musée Botero, enfin un artiste drôle), et sont fermés le lundi (c’est pourquoi on ne donnera pas notre avis sur le musée del Oro…).

C’est tout pour Bogota, c’était chouette, c’était notre premier stop en Colombie et aussi notre dernier l’Amérique Latine. La Colombie, c’est notre coup de coeur, un mois était trop court, 5 mois étaient trop courts aussi… On s’envole le coeur lourd à New-York ! Rien de tel qu’une escapade dans la grosse pomme pour se redonner du baume au coeur avant de quitter définitivement nos sacs à dos… Et la vrai vie.