Quand on pense au Braaaasiiiil, on pense tout de suite à certains clichés… et quelques uns ont la peau dure. Alors, mythe ou réalité ? On vous dit tout !

  • Le Brésil est insécuritaire

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Alors, commençons par le cliché que nous avons lu et entendu le plus souvent avant notre départ : « le Brésil est dangereux, surtout les grandes villes à Rio, la nuit, les automobilistes grillent les feux rouges de peur de se faire braquer par les gens des favelas (…) ».

Nous avions beaucoup d’appréhension en arrivant à Rio. En plus, on veut faire le réveillon sur Copacabana, LE repaire des truands et on loge au sommet d’une ancienne favela réhabilitée il y a déjà de nombreuses années mais où les taxis ne veulent pas grimper la nuit… En me lisant, je me dis qu’on a peut-être tout fait pour se faire braquer ! Mais il ne nous est rien arrivé, du tout, pas même une appréhension a un moment donné ou un sentiment de mal être, d’insécurité. La méfiance que l’on pouvait avoir été liée aux clichés vus, lus, entendus et qui ont probablement un fond, nous ne sommes restés qu’une semaine…

Mais en qualité de touriste lambda avec son petit appareil photo numérique, son sac à dos et ses tongs, pas de soucis à notre sens ! Nous avons été mis en garde par Véra qui en tant qu’habitante véhicule cette méfiance. Mais n’est-ce pas naturel de conseiller à des étrangers de faire attention à ses poches et de ne pas rentrer à pieds la nuit ? Après une soirée à Lapa (au pied de Santa Teresa), nous avons tenté de prendre un taxi pour rentrer chez nous. Impossible, ils ne veulent pas se déplacer pour monter. La raison évoquée : Santa Teresa, ça craint la nuit. L’officieuse, les pentes sont pavées et vertigineuses, on a déjà vu un taxi ne pas réussir à monter notre rue, il suffit que ses pneus soient un peu usés ou que la route soit mouillée. De plus, c’est long à grimper à pied mais il n’y a que très peu de kilomètres, la commission est bien trop faible par rapport aux emmerdes. Nous sommes donc rentrés à pied en coupant par les escaliers et les coursives ; Je ne vais pas dire que l’on se sentait comme des poissons dans l’eau mais l’est-on quand on rentre en pleine nuit à pied chez nous ?

Nous avons remarqué que les automobilistes, bus, taxi, grillent les feux rouges la nuit. Par contre, nous n’avons pas vu de braqueurs ou jeunes dangereux armés jusqu’aux dents sur les bas-côtés. En fait, les  conducteurs grillent les feux quand ils ont une bonne visibilité vu que les rues sont bien moins empruntées la nuit afin de perdre moins de temps ; on le fait rarement chez nous mais on peut être tentés parfois !

Après, il ne faut pas se leurrer nous plus, un habitant sur trois vit en favelas, les narcotrafiquants n’ont pas disparus, la police est partout et un peu cowboy aussi, mais on ne pense pas que le touriste soit plus visé qu’ailleurs. Notre ami Nantais s’est fait tirer son portefeuilles sur la plage de Copacabana, mais il était dans une poche latérale de son pantalon, sans fermeture, dans une foule type samedi 8 décembre place des terreaux (#fête des lumières)…

Unique petit hic lié à l’insécurité, Sao Paulo où les signaux visibles (maisons surveillées, électrifiées, barbelées) et les propos de Célina nous ont surpris et mis en alerte mais en aucun cas on ne s’est sentis ciblés ou en danger.

On pense en tous cas que Rio ne mérite pas sa réputation et nous ne pouvons que vous encourager à vous y rendre d’autant plus que les habitants sont vraiment sympathiques et la ville bourrée de charme !

  • Les Brésiliens ont un pied en or !

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Et bin oui et non… Notre constat sera purement subjectif (comme le reste mais plus encore !), la saison de football n’ayant pas commencé, on est en plein creux !

Alors on vote OUI, car il suffit de passer un après-midi à lézarder sur la plage de Copacabana pour les voir jongler par petit groupes comme on pourrait jouer aux raquettes. C’est plutôt impressionnant de voir avec quelle agilité ils arrivent à se faire passer le ballon !

Et l’amour de ce sport est en or car pour en avoir discuté avec eux, leur défaite contre l’Allemagne en coupe du monde n’est pas encore bien digérée… En même temps, avoir pris 7 buts en 1 match pour le pays organisateur, c’est pas top.

Et on vote NON car à part sur la plage, on n’a pas vu de grafs, de maillots de la Seleçao, d’affiches, ni même de stades à gogo. Rien qui n’aurait pu faire allusion au foot… En tout cas dans l’intensité qu’on s’attendait à trouver !

  • Les Brésiliens ont le rythme dans la peau

On ne peut que s’incliner face aux Brésiliens qui ont un déhanché sans pareil, acquis grâce à la Samba et au Carnaval bien entendu ! Et le rythme leur colle à la peau c’est sûr, il suffit de voir une école de samba jouer et le public se déchaîner pour comprendre que le sport n°1 au Brésil (ou du moins à Rio à un mois du Carnaval) ce n’est pas le football, mais la Samba !

Preuve en est avec le Sambadrome, stade de Samba énorme qui trône dans la ville et où défilent lors du Carnaval les nombreuses écoles de Samba de Rio de Janeiro. Nous avons eu la chance de voir la finale de l’école du quartier de Santa Térésa, avec les porteurs de drapeaux, la « reine du bal » (super belle danseuse) et les musicos à fond pour déterminer quelle sera la musique qui représentera l’école lors du Carnaval. Les musiques parlent toutes du quartier et beaucoup du « bondé », le tram qui traversait le quartier jusqu’en 2012 et qui à la suite d’un grave accident a arrêté d’être en circulation, au grand désespoir des habitants qui pleurent son absence dans les chansons.

Au delà de la samba, les cariocas aiment la musique brésilienne (et c’est vrai que c’est vraiment sympa n’est-pas ?) et aiment danser comme dans le quartier de Lapa où les bars dansants et les concerts sont nombreux, les femmes très apprêtées… Ils savent mettre l’ambiance !

  • Le maillot brésilien

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On vous l’accorde, la photo n’est vraiment pas top ! Mais c’est vraiment pas évident de prendre des fesses en photo sans imaginer tout le monde qui vous regarde… On n’a pas été très bon pour le coup, mais c’est mieux que rien !

Le fameux maillot brésilien… Comme on le disait, il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges, pour toutes les tailles également ! Ce bout de tissu accompagné d’une paire d’Havaïanas et d’un sous-tif triangle fait des ravages sur les plages du Brésil. Et c’est plutôt sympa de voir ces femmes libérées qui par contre ne montreraient pas leurs nénés. Et c’est ce qui est étonnant. Il ne serait pas autorisé de faire du monokini à Rio de Janeiro, en tout cas ce n’est pas inscrit dans les mœurs et c’est très mal vu. A défaut, elles mettent leurs fessiers en avant 😉

A très vite, en Argentine, pour la suite des aventures !