FELIZ ANO NOVO !

Il est vraiment particulier ce 1er janvier… Il ne fait pas froid, il n’y a pas d’illuminations ou de sapins de Noël, ce n’est pas l’ambiance d’une nouvelle année comme on en a l’habitude. Seules les intonations de pétards qui résonnent à travers la ville vallonnée nous rappellent nos habitudes (quoique ça fait un peu plus 14 juillet que 1, 2, 3 et 4 janvier !). Et aussi le foie gras et le champagne que l’on a partagé en compagnie de Véra et Sébastien, un guadeloupéen-parisien venu avec son appareil photo et son vélo parcourir Rio pendant 2 mois à la conquête de l’art de rue (il y a énormément de grafs à Rio) !

On est ravis de débuter cette nouvelle année dans cette ville incroyable et on le sait déjà, 2015 sera un super cru et je le souhaite pour nous tous !

Nous avons changé notre programme pour rester deux jours de plus que prévu chez Véra afin de profiter des merveilles de la ville. On s’y sent bien, on pourrait rester quelques semaines ici sans se lasser du rythme de vie des cariocas et des innombrables beautés de Rio de Janeiro. On se dit que c’est une ville où on pourrait vivre. Mais le Brésil nous mange chaque jour un peu (trop) de budget et à ce rythme là, vous nous voyez rentrer en Février ! On fait donc l’impasse sur Ouro Preto, le trajet et le coût étant trop important.

Notre 1er jour de l’année aura été des plus reposant. Repas chez Véra, baignade, coucher du soleil sur Ipanema… Bref, la douce vie ! Quoique ma sérénité toute neuve de 2015 ne sera qu’éphémère, la cause aux bus qui nous font perdre la tête… Mais point de tracas dans cet article, je règlerai mes comptes avec eux plus tard !

Ces derniers jours sur Rio sont aussi l’occasion (ou autrement dit le moment ou jamais) de visiter les lieux cultes de Rio : Le Corcovado et son Christ Rédempteur, et le Pain de Sucre. On avait des plans comme on vous le disait précédemment, et le premier était qu’il y ait moins de monde après le 1er janvier pour visiter « tranquillement » les lieux (erreur 1). Le second plan était de faire le Christ Rédempteur à l’aube pour éviter les foules (erreur 2). La 3ème idée de génie qu’avait eu la majorité des touristes visitant Rio était de monter au Pain de Sucre au coucher du soleil pour jouir d’un ciel rosé déclinant et de percevoir les lumières sur les favelas s’éclairer une à une et photographier ainsi la ville dominée par le Christ Rédempteur lumineux… Vous le verrez plus bas, ce n’est pas exactement ce qui s’est passé !

En fait, tout a commencé avec ce fichu CPF… Quèsaco ? Un attribut personnel et indispensable délivré par les autorités pour payer sur les sites internet Brésiliens. Sans lui, impossible d’acheter le ticket pour le Corcovado, le Pain de Sucre ou encore un ticket de bus (quoi que là on a trouvé la combine pour aller à Paraty, et vu comme on s’est fait rouler, on ne nous y reprendra pas !).

La faute au CPF, nous n’avons pu nous prémunir de nos billets à l’avance pour admirer de près le Christ Rédempteur et malgré notre levé matinal et notre présence dès 8h du mat’ au train menant au graal, nous avons fait la queue pendant 50 minutes pour prendre le billet de train + ticket d’entrée au site puis encore 2h30 pour monter dans le train (billet avec horaire de départ imposé). Les forums/blogs conseillent de se poster à droite dans le sens de la montée… Monter dedans est déjà une dure affaire en haute saison, la vue du sommet du Corcovado est splendide et ça où que l’on soit situés dans le train).

Même si on l’a souvent aperçu dans des films notamment, voir le Christ Rédempteur qui domine la ville du haut de ses 30 mètres est vraiment impressionnant. Et là, on oublie toute la galère pour y parvenir pour juste profiter de ce beau moment.

rio.carnetdecuriosites (11)rio.carnetdecuriosites (7)carnetdecuriosites.comSachant que l’on aurait autant de difficultés à accéder au Pain de Sucre, on a préféré laisser passer un jour pour recharger les batteries et faire un peu les magasins dans le centre… Et on n’a rien acheté 🙂 Soit l’esprit sac à dos s’est emparé de moi, soit l’âge de raison, je ne sais pas… On s’attendait à des prix plus compétitifs ; là c’est kif-kif et pourtant c’est les soldes. On n’a pas non plus trop souhaité s’attarder, nos sacs sont déjà surchargés. Mais il ne faut pas se leurrer, le Brésil est un pays cher, équivalent à l’Europe.

Et puis on profite des soirées dans notre quartier, où les stands se dressent au coucher du soleil pour vendre des caipirinhas, des bières ou encore des mini-pizzas excellentes cuites minute dans un four à gaz. Les cariocas se retrouvent sur les places, partagent un banc, papotent… c’est vraiment agréable comme style de vie.rio.carnetdecuriosites (13)rio.carnetdecuriosites (5)rio.carnetdecuriosites (12)

On a aussi eu la chance de participer à la finale de Samba du quartier qui se déroulait dans une école de samba de Santa Teresa. Au-delà de la danse, c’est surtout de la musique hyper entrainante, des percussions par dizaines, plus d’une cinquantaine de musiciens, des chanteurs et un public déchainé pour choisir une des 7 sambas qui représentera le quartier lors du Carnaval. On se rend compte chaque instant dans cette ville combien le Carnaval est important et dans toutes les bouches. Véra nous expliquait que durant cette semaine les enfants ne vont pas l’école (alors que la rentrée est début février), et que les cariocas ne travaillent pas. Sachant qu’on ne serait pas à Rio pour le Carnaval, on s’est déhanchés comme on pouvait mais avouons-le, les brésiliens ont le rythme dans la peau, ils sont vraiment bons !

On passera nos derniers moments à flâner à Copacabana et dans notre quartier puis à tenter de prendre des entrées pour le Pain de sucre… On a pu y accéder sans trop d’encombres le dernier jour à l’aube, la ville étant nuageuse la veille, mais malheureusement le temps clair n’est pas non plus au rdv… Ça sera l’occasion de retourner à Rio un jour ou l’autre ! Et malgré tout, ça reste magique.rio.carnetdecuriosites (9)rio.carnetdecuriosites (3)rio.carnetdecuriosites (21)Nous quittons Véra et cette belle ville des souvenirs plein la tête direction Paraty !