Ah Taganga… Ce village de pêcheur au nom pirate nous a fait rêver pendant notre voyage. On se disait « Ohlala, tu verras quand on boira notre rhum cap’tain Morgan avec notre chapeau de pirate sur la plage de Taganga… ». Eh bin je peux vous dire qu’on a été déçus-déçus (double dose !) par cette bourgade sans charme qui à part le nom n’a rien de joli.

On nous en avait parlé plus d’une fois de ce village dans les Caraïbes où on mangerait du poisson sur la tête de Jack Sparrow et où la plongée serait exceptionnelle. Les voyageurs entrain nous avait conquis. Les guides de voyages ne tarissent pas d’éloges non plus sur ce village qui aurait su conserver son identité malgré l’afflux des backpackers qui l’envahissent. Mais la réalité, en 2015 et de notre point de vue, est malheureusement bien différente.

Il faut dire qu’on est arrivés à Santa Marta, grande ville sans grand intérêt située à 5 kms de Taganga, après que nos 17 heures de bus se soient transformées en une petite vingtaine. Car le bus en Colombie, c’est toute une histoire ! Était-ce parce que ça sentait la fin du voyage et qu’on en devenait moins « patients » ? Ce qui est sûr c’est qu’ils étaient autant en retard que dans les autres pays visités mais que le motif du retard n’était pas le même. Car le chauffeur de bus et son compagnon d’infortune profitent du trajet (de 1 ou 17h peu importe) pour faire une course par ci par là, manger un bout où ils veulent et le temps qu’il veulent surtout ou encore parce qu’une gentille colombienne demande un « petit détour » avec un sourire ravageur… Bref, on sait quand on part, mais on ne sait pas quand on arrivera et encore moins dans quel état car la conduite est plus que sportive pour tenter de rattraper le retard occasionné.

On est donc arrivés pleins d’attente mais aussi épuisés à Taganga, dans un paysage désolant. La ville et ses environs sont marqués par une sécheresse qui rend la nature terne et la chaleur écrasante. Les rues n’ont aucun charme sauf peut être la rue principale qui longe la plage et qui regroupe les principaux bars-restos-boites qui animent la bourgade la nuit tombée. Heureusement que la mer est là pour nous rafraichir mais bon, elle est loin d’être à la hauteur de l’image que l’on s’était fait des Caraïbes. On se rend à 20 minutes à pieds de là sur une plage bien plus sympa mais qui n’est pas non plus folichonne… C’est pas grave, on se rattrapera plus tard !taganga.carnetdecuriosites (1)_resultattaganga.carnetdecuriosites (9)_resultattaganga.carnetdecuriosites (3)_resultat

taganga.carnetdecuriosites (14)_resultatLa ville de Taganga prend des couleurs en fin de journée, lorsque les pêcheurs rentrent de mer et déversent en bord de plage des poissons par milliers… J’exagère un peu mais on était au paradis du poisson méga-frais vendu en direct des barques frêles sur le sable au coucher du soleil… Et là, c’est vraiment canon ! On négocie du thon, du saumon (qui n’en était pas un d’ailleurs), du barracuda et autres espèces non identifiées pour trois fois rien, on prépare le tout dans notre auberge de baba-cool et on le déguste avec des bonnes bières du coin ; c’est génial.taganga.carnetdecuriosites (12)_resultattaganga.carnetdecuriosites (11)_resultat taganga.carnetdecuriosites (10)_resultattaganga.carnetdecuriosites (4)_resultattaganga.carnetdecuriosites (7)_resultattaganga.carnetdecuriosites (6)_resultat

taganga.carnetdecuriosites (13)_resultatDonc notre expérience balnéaire aura été un échec mais notre expérience culinaire une réussite ! Après un week-end sur Taganga, on avait qu’une hâte, laisser notre paquetage chez les zoulous et partir avec notre maillot, un short/tee-shirt et notre Carpa bien sûr à la découverte de la cote Caraïbes, la vraie.