Après une nuit des plus pluvieuses (no soucy, on a loué une tente de pro à Cuzco, on savait que Carpa n’était pas fiable…) on se lève à l’aube pour parcourir les 3 longs  kilomètres (jusqu’à l’entrée du site) ou 1h30 de marche qui nous séparent du camping. Le temps est magnifique, on n’aurait pas pu rêver mieux pour visiter la cité de Choquequirao, inconnue du grand public, ce qui est bien dommage (pour le grand public).

Choquequirao, qui signifie le berceau d’or en quechua, est une ancienne cité Inca qui fût construite au 15ème siècle. Le site est réparti sur deux surfaces, la partie basse constituée de terrasses en pierres de différentes tailles et la partie haute, le village. Il faut grimper 450m de dénivelé pour accéder à la partie haute. Les deux sites seraient reliés, encore 70% de la surface de la cité de Choquequirao resterait à découvrir, ce qui en ferait un site plus grand que le Machu Picchu ! La France finance en partie les fouilles ; elle a en effet effacé une partie de la dette péruvienne pour la rénovation du site.

L’aire de camping est situé à mi-chemin entre le village du haut et les ruines du bas, la vue est dingue, on est seuls, on se décide de partir à la rencontre du chef du coin pour payer bien sûr (37 soles, camping inclus) et surtout obtenir des informations sur le fameux rio que l’on doit passer le lendemain… Et ce dernier nous rassure : le niveau de l’eau est haut mais ça passe ! Après avoir entendu que les chevaux étaient immergés jusqu’au col, nous voilà rassurés ! Il nous parle aussi de hippies qui iraient demain dans la même direction que nous, on comprend pas (encore) de quoi il parle…

Enfin, nous voilà prêts à profiter du site pour nous ! L’absence de fréquentation touristique est liée à l’absence de route pour y accéder. Il faut deux jours pour se rendre sur la cité Inca, ce qui écrème tout naturellement la foule ! Cette tranquillité ne serait que provisoire, le Président du Pérou en a fait son affaire : il souhaite procéder à la construction d’un téléphérique dans les années à venir pour relier le site aux vallées accessibles. L’intérêt premier est de développer le tourisme mais aussi de (tenter) de diminuer la sur-fréquentation du Machu Picchu.

En tous cas, nous on est bien contents de l’avoir pour nous tout seuls ce site oublié. Car il vraiment superbe, hyper bien conservé, les canaux d’irrigations sont intactes, on pourrait s’imaginer au temps des Incas ! Et la vue sur les vallées avoisinantes est tout simplement à couper le souffle. On profitera pleinement de Choquequirao jusqu’à la tombée de la nuit avant de se faire un super plat de purée-saucisses qui nous comblera (ou pas) avant une bonne nuit sous les étoiles.choquequirao.carnetdecuriosites (1)_resultatchoquequirao.carnetdecuriosites (2)_resultatchoquequirao.carnetdecuriosites (4)_resultat

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