Le trek Choquequirao – Machu Picchu débute dans le village de Cachora situé à un peu moins de 3000m d’altitude. L’objectif du J1 : prendre un bus de Cuzco à l’embranchement de Cachora, puis un taxi jusqu’au départ du trek, débuter notre rando par une montée jusqu’au mirador de Capuliyoc (9 kms), puis descendre la rivière à 12 kms de là (ou 1200m de dénivelé négatif) et remonter 3 kms sur l’autre versant pour camper au camping Santa Rosa. Pour un premier objectif, et pas des plus durs, on ne peut pas franchement dire qu’il ait été atteint, la faute au bus qui nous a fait un léger faux bond…

Alors que nous roulions sereinement dans notre bus local, à seulement 10kms de notre arrêt et après déjà 3h30 de route, le voilà qu’il s’arrête sur le bas côté pour ne plus en repartir… Le chauffeur est sous les roues, il y restera plus d’une heure durant (peut être plus on est partis avant lui), le temps que l’on se décide d’arrêter tous véhicules en capacité de transporter 4 frenchies et leurs sacs à dos jusqu’à l’intersection de Cochara. Ce sera chose faite à 12h30 quand un autre bus nous prendra en stop (euphémisme, on paye… mais on négocie !) et nous conduira à notre point de chute où nous prendrons à la hâte un c–n–d de chauffeur de taxi et son passager qui nous déposerons vers le début du chemin mais pas trop prêt non plus car il a envie de tout sauf de nous arranger (sauf si on paye plus bien entendu). Son passager tout aussi charmant que lui n’a pour sa part aucune envie qu’on fasse notre trek, allez savoir pourquoi, mais il nous fait surtout une grosse frayeur : le rio blanco est en crue, il n’y a pas de pont, on ne peut pas rejoindre le Machu picchu de Choquequirao (le rio se situe au pied de la vallée que l’on doit traverser au lendemain de la visite de Choquequirao). Oups ! On n’avait pas pensé à ça mais c’est vrai que c’est la saison des pluies… Ce qui est sûr aussi c’est que ce type nous prend pour des abrutis, on décide donc de ne pas en tenir compte et de tracer notre chemin rapidos car on est à la bourre de 3 bonnes heures !trekchoquequirao (8)_resultattrekchoquequirao (9)_resultatLe premier jour de marche est plutôt tranquille, on débute la marche de 9 kms jusqu’au mirador (ça monte, ça met en jambe !) puis la descente assez abrupte vers le rio. Nous nous arrêterons en cours de route au premier camping venu à 17h30, après 4h de marche. On a droit à une superbe vue sur les montagnes enneigées et un ciel clair… C’est chouette d’être ici ! On avait par contre prévu ce soir de manger au resto (ou plutôt chez l’habitant), ça ne sera pas possible, on n’a donc plus de repas d’avance !trekchoquequirao (10)_resultat

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Cette montée nous donne un torticolis vu d’en bas mais ces fichus moustiques fruitiers / sandflies qui nous avaient déjà tant ennuyés à Coroico nous dévorent sans pitié chaque cm2 de peau aérée. On se magne donc d’attaquer la montée avec comme indicateur des bornes kilométriques ; on commence à 21, on doit arriver à 28 pour la fin de la montée, 29 pour le village de Marampata et 31,5 pour l’arrivée à l’entrée de Choquequirao. Ça aide… ou pas sur les derniers kilomètres où ils ont oublié la borne 26 (entre la 25 et la 27 je vous laisse imaginer notre désespoir). On vivra plus ou moins bien la montée, durant plus de 4h, chacun à son rythme. La devise « tout est dans la tête » prend tout son sens. Jamais je ne me serais pensée capable de réaliser un tel effort, une telle montée sans rechigner… Le mental fait la force, maintenant j’en suis sûre !trekchoquequirao (2)_resultattrekchoquequirao (3)_resultattrekchoquequirao (5)_resultattrekchoquequirao (6)_resultat

trekchoquequirao (7)_resultatAprès un repas du tonnerre (arroz/papas/huevos, il nous fallait pas mieux !) et une bière presque fraîche, nous décidons de camper dans le jardin de mamie Francesca qui jouit d’une vue canon sur les alentours et d’attendre le lendemain pour parcourir les 3 derniers kilomètres qui nous séparent de l’entrée du site de Choquequirao.

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